31 mai 2008
30 - Olives et Oliviers
Si il est un arbre, avec la vigne et l'amandier, qui symbolise le mieux la Provence, je crois bien pouvoir dire que c'est l'Olivier. Bien sur je pourrais aussi rajouter le figuier et le pin parasol. Mais l'olivier me parait le plus représentatif de la Provence. On en voit partout. On le reconnait à cent lieues à la ronde. Pas une seule maison en Provence qui n'a pas son huile d'olive pour mettre dans ses salades, sur les poissons grillés au four. Ses petits fruits se picorent à l'apéritif. Ils accompagnent de manière délicieuse un lapin des champs ou une salade. Son huile, bienfait naturel pour la santé, parfume délicatement une salade de pissenlit ou de mesclun, sublime un plat de pâtes. Il y a en Provence une route des oliveraies comme il y a une route des vins ou des châteaux. De Nice à Nyons, les olives poussent mais ne sont pas les mêmes. Leur terroir y est pour quelque chose. Chacune est différente. Chacune a son caractère. Au mois d'octobre, les olivades commencent avec la cueillette des olives vertes pour la table, comme par exemple les olives cassées de la Vallée des Baux. Enfants avec nos grands parents nous ne manquions jamais cette promenade au pays de Daudet. Des kilos d'olives vertes ramenées à la maison. Maintenant, quand la saison des olives cassées est là, il n'y a pas une semaine sans que j'en achète au marché. Au mois de décembre, arrive la cueillette des olives pour l'huile. Plus mûres, plus colorées. On les "peigne" à même l'olivier pour les récolter et elles tombent dans de grands filets étendus au pied de l'arbre. Ensuite on les lave, on les broie entières avec le noyau, on étale cette pâte sur des "scourtins" empilés les uns sur les autres et on presse.... le jus vert foncé qui en sort est la meilleure des huiles au monde.
"Le murmure d'un verger d'oliviers a quelque chose d'intime. C'est trop beau pour que j'ose le peindre" (Vincent Van Gogh)
30 mai 2008
29 - Avec la terre de Provence
Avec la terre de Provence (ici les ocres de Roussillon - ou le célèbre "Colorado Provençal" et même si je n'aime pas cette appellation c'est sous ce nom que ce site magnifique est plus connu dans le monde) on peut faire des tas de choses.
J'aime la terre. Je suis profondément terrienne et attachée à "ma" terre. Celle de la Provence. Celle de mes racines. Celle de mes ancêtres.
J'aime la terre. Au sens propre. J'aimerai savoir la maitriser. La modeler. La pétrir. Lui donner une forme.
Comme toutes ces sculptures qui étaient exposées à la Maison de l'Artisanat et des Métiers à Marseille pendant tout le mois de Mai sur le thème "La Terre et les Animaux" :
29 mai 2008
28 - Avec une fleur de Provence
Quelques brins de coton à broder. Un peu de toile des Vosges écrue. Un peu d'imagination....On remplit la petite poche réservée sur l'arrière de lavande. On referme et voilà quelques petits coussins qui vont parfumer le linge dans les armoires.
Chacun a son décor. Chacun est personnalisé. En fonction des couleurs et des goûts de la personne à qui on va l'offrir.
Comme ça simplement pour le plaisir de faire plaisir. Tout a été fait à la main. Simplement.
28 mai 2008
27 - Un tian bien tentant
Un "tian" en provençal c'est à la fois le contenu et le contenant.
On peut faire un tian de légumes : aubergines, courgettes, poivrons.... mais ce tian là sera fait dans un tian, le plat en terre cuite pouvant aller au four.
A l'occasion d'une promenade dans Aix en Provence l'année dernière, lors des "Jardins secrets" d'Andréa Férréol, mon regard avait été immanquablement attiré par toutes ces merveilles. Impossible de ne pas les voir. Impossible de résister à la tentation de le toucher, les regarder, les admirer.
Je me suis promise qu'un jour j'aurai un tian comme celui là et que dans ce tian, je ferai d'autres tians de légumes comme par exemple ce tian d'aubergines et de courgettes (tel que le faisait ma mémé) :
Ingrédients (4 à 6 personnes) :
- 400 g d'aubergines
- 500 g de tomates
- 300 g de courgettes
- 1 oignon
- 6 gousses d'ail
- 1 cuillère d'huile d'olive
- herbes de Provence
- sel et poivre
Préparation :
Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6).
Huilez un plat ovale allant au four.
Epluchez les gousses d'ail et l'oignon, puis coupez-les en petits morceaux, les mettre dans le plat.
Enfournez les 5 à 10 min, puis laissez un peu refroidir le plat.
Lavez les légumes, puis coupez-les en rondelles de même épaisseur et si possible de même diamètre.
Disposez-les dans le plat, sur l'ail et l'oignon revenus au four, debout par rangée successive : tomate, courgette, tomate, aubergine et ainsi de suite; intercalez les 5 gousses d'ail.
Une recette d'été que l'on peut déguster accompagner d'un vin rosé de Provence bien frais sous la fraicheur de la tonnelle.
27 mai 2008
26 - Le nécessaire à broder de ma Grand Mère
Comme toutes les jeunes filles de leur époque mes deux grands mères savaient coudre, broder, tricoter. Provençales jusqu'au bout des doigts elles avaient confectionné en broderies "provençales", en boutis aussi toute ou partie de leur trousseau de future mariée.
Malheureusement, il ne me reste pas ou peu des merveilles qu'elles avaient cousu de leurs mains mais il me reste le nécessaire à broder de ma grand mère maternelle.
Et je m'en sers pour faire mes broderies et mes boutis.
J'ai ainsi un peu de son "âme" avec moi.
Même si ma "mamie" était plus couturière que brodeuse.
La brodeuse c'était ma "mémé", ma grand mère paternelle...
Elle avait confectionné tout son costume de provençale dont il ne reste aucune pièce. Mais je me souviens d'une aquarelle dans son salon où le peintre l'avait dessinée en costume. Son châle était d'une finesse et d'une blancheur exceptionnelle.
25 mai 2008
25 - Premières cerises et clafoutis
Il y a dans ma famille une tradition, une coutume, une habitude tout simple : à chaque saison correspond ses fruits, ses légumes, ses plats.
Et à chaque "première fois" de l'année (premières fraises, premières cerises, premières huitres, premières asperges, etc etc...) et des premières fois dans une année il y en a beaucoup, nous faisons un vœu... peu importe le vœu c'est l'intention qui compte. Nous suivons en cela les recommandations des plus grands chefs qui nous conseillent à tout bout de champ de consommer les produits du moment.
Donc, printemps oblige, les premières cerises sont apparues dans le courant de la semaine sur les marchés de Provence. Je n'ai pas failli à la tradition quand, d'une part on m'a offert un plein panier de belles cerises "cœur de bœuf" et d'autre part j'en ai acheté une poignée chez ma marchande de légumes attitrée du marché du Prado, j'ai confectionné le premier clafoutis de l'année.
Le vœu en l'occurrence fut double. Les premières cerises. Le premier clafoutis. Des cerises il en reste encore un petit peu. Du clafoutis, point du tout.
Cette habitude de faire un vœu me vient de mes grands mères. Toutes les deux, pour des raisons diverses, remerciaient à leur façon la nature (pour l'une) le Bon Dieu (pour l'autre) de nous accorder le plaisir et la joie de goûter aux fruits et aux légumes frais cueillis et généreusement donnés par Dame Nature.
Je l'ai transmise à mes fils qui ne manquent jamais une occasion et qui me le rappellent si par hasard mon esprit était occupé ailleurs.
Et vous, faites vous ce genre de chose?
24 mai 2008
24 - Pour toutes les mamans
Un petit cadeau tout simple à faire pour un cadeau original (enfin je pense) et surtout personnalisé pour sa maman.
Deux solutions on coud ou on colle.
Avec un morceau d'une toile de lin écrue faire un rectangle de 10 cm sur 30 cm.
Soit on fait une cravate (comme sur la photo) mais là il faut coudre.
Soit on fait un rectangle et là on peut coller avec une colle à tisse en pensant à bien replier les bords pour éviter que ça ne s'effiloche.
Le pompon est fabriqué à partir d'une échevette de fil à border.
Les petits ornements blancs sont en papier glacé.... soit en les découpe soi même mais j'ai trouve ceux-ci beaucoup plus jolis et prêts à l'emploi dans un magasin de loisirs créatifs. Et je les ai collé à la colle pour tissu.
Et voilà, ....
Joyeuse Fête des Mères à toutes les mamans !!!
23 mai 2008
23 - Deux petits anges et une belle assiette
Cette assiette ancienne d'un des nombreux services de mes grands mères, service dont il ne me reste malheureusement que quelques rares pièces a trouvé sa place.
Deux petits anges, tous simples, en plâtre peint. Deux petits anges musiciens lui tiennent compagnie.
Faïence ou porcelaine. Porcelaine ou faïence... peu importe.
Deux belles fleurs de lys en tissu lui redonnent un air de jeunesse.
L'alliance du moderne et de l'ancien. La réconciliation du jeune et du vieux. J'aime cette idée que les objets ne finissent pas de vivre. Que nous avons en nous le "pouvoir" de les faire vivre ou revivre dans nos maisons. A nous de les accorder. A nous de les assembler.
Cette assiette à dessert, toute blanche, toute simple faisait partie de la vaisselle de ma grand mère paternelle, je crois. Assiette des jours de fête. Assiette des grands jours. Assiette des grandes occasions.
J'ai eu envie de la mettre à l'honneur. J'ai eu besoin de la mettre en valeur.
22 mai 2008
22 - Mon deuxième boutis
Petit napperon de 30 cm de diamètre, composé de feuilles de chêne et de glands. Dessin arrangé par mes soins d'après un motif d'un boutis du XIX° siècle.
Commentaires :
Le 2 juin à 9:36 : Val Perle :
C'est superbe ! J'adore !
Quel beau travail, quelle patience !
Je sais pas faire alors j'achète ! LoL !
@ très bientôt Béatrice...
ValPerles (perlesdeco.canalblog.com)
21 mai 2008
21 - Quelques un de mes livres de chevet
Une superbe collection "Les ateliers du savoir faire" aux éditions Edisud.
Deux ouvrages détaillés. Deux ouvrages dans lesquels on découvre des trésors. Des merveilles. Des ouvrages où l'on a envie de tout exécuter tellement les photos sont belles, les travaux réalisés sublimes.
C'est là que je cherche des idées. C'est là aussi que je m'inspire de ce que je veux faire.
Ces deux livres ne me quittent pratiquement jamais.





















